Test de l’Asus ZenBook 13 (2018) : pas loin d’être l’ultraportable idéal

Nous avons pu tester l’Asus ZenBook 13 (UX333) pendant plusieurs semaines. Voici notre avis complet sur cet ultrabook.

Fiche technique

Caractéristiques
Asus ZenBook 13 UX333F
Écran
Écran 13,3 pouces LCD 1920 x 1080 pixels
Processeur
Intel Core i5-8265U ou Intel Core i7-8565U
Puce graphique           
Intel UHD 620 ou Nvidia GeForce MX150 (2 Go de GDDR5)
RAM
8 à 16 Go de RAM LPDDR3
Stockage
256 Go, 512 Go ou 1 To de stockage (PCIe 3.0)
Connectique
USB Type-C 3.1 Gen 2, USB Type-A 3.0, USB Type-A 2.0, HDMI, jack 3,5 mm, lecteur de microSD, alimentation CA
Biométrie
Reconnaissance faciale
Wi-Fi
 Wi-Fi 5 (802.11 ac 2x2)
Bluetooth
5.0
Batterie
50 Wh
Dimensions
30,2 x 18,9 x 1,69 cm
Poids
1,19 kg
Prix
Prix
Ce test a été réalisé à partir d’un ordinateur prêté par la marque. Le modèle testé est le UX333F avec un Intel Core i7 8565U, 8 Go de RAM et 256 Go de stockage.

Design : une charnière bien pensée
Avec son Zenbook 13 version 2018, Asus utilise une nouvelle fois deux technologies que le constructeur maîtrise bien désormais. D’une part l’intégration d’un écran de 13,3 pouces avec des bordures de quelques millimètres seulement et d’autre part sa charnière Ergolift.
Le fabricant n’est pas le premier à proposer des écrans borderless sur ses PC, mais il le fait ici particulièrement bien, puisque la marque est parvenue à intégrer une caméra 3D complète avec capteur infrarouge, dans la bordure au-dessus de l’écran. Une chose qu’un concurrent comme Dell n’a pas réussie à ce jour. Cela donne l’impression d’avoir le maximum d’affichage possible sans y perdre en fonctionnalité.
Concernant la charnière Ergolift, elle permet de surélever le clavier lorsqu’on tire l’écran en arrière. On retrouve ainsi les sensations d’un clavier classique d’ordinateur, avec un degré d’inclinaison de 3 degrés entre l’avant et l’arrière du PC. Esthétiquement, ce choix de design permet de cacher astucieusement la bordure basse de l’écran, puisque le clavier bascule devant du point de vue de l’utilisateur. Cette charnière permet enfin une meilleure évacuation de la chaleur à l’arrière du PC, puisque la zone surélevée est également celle qui abrite les ventilateurs.

Clavier et Touchpad
Le clavier occupe une large partie de la base du PC. On a ici affaire à un clavier d’ultrabook classique avec une ligne de fonctions, une ligne de numéros et le clavier AZERTY. On peut noter que comme sur le Zenbook Pro 15, Asus propose un clavier au format américain avec une touche entrée allongée et une touche étoile plus large que la normale. Les flèches de navigation ne se distinguent pas du reste du clavier, tout comme le bouton d’alimentation que l’on confond facilement avec la touche suppr.
L’une des idées d’Asus pour cet appareil se situe au niveau du Touchpad. Pas question ici d’un second écran tactile à tout faire, mais plutôt d’un pavé numérique optionnel. En appuyant sur l’icône idoine, on fait apparaître un pavé numérique complet avec les boutons mathématiques. Notez que le touchpad continue de fonctionner, et on peut donc naviguer même avec la fonction activée.

L’intégration est simple, mais très bien réalisée, et c’est une vraie bonne idée quand on doit taper des séries de chiffres. Il faudra un bon temps d’adaptation en revanche pour s’habituer à la position des boutons, puisqu’il s’agit d’une zone tactile sans retour haptique, et dans un espace où notre regard ne se porte pas habituellement.

Connectique
C’est sur la connectique qu’Asus nous déçoit un peu avec ce ZenBook 13. Rien de rédhibitoire, la machine propose un port HDMI, deux USB classiques et un USB Type-C. Malheureusement, ce dernier est un simple port USB 3.1 de 2ème génération, et n’abrite pas un Thunderbolt 3 comme c’est en général le cas sur les PC portables de cette gamme. Dans mes tests, je n’ai pas pu utiliser ce port USB Type-C pour faire passer de la vidéo, ou pour recharger la batterie du PC.


Windows 10 avec un McAfee de plus en plus intrusif
Asus reprend la même recette logicielle que pour son Zenbook 15. On retrouve donc un Windows 10 édition famille, avec en supplément des logiciels Asus essentiels comme Realtek Audio Console, eManual ou Asus Keyboard Hotkeys.


Le problème vient surtout des logiciels publicitaires préinstallés, et surtout cet horrible McAfee qui va régulièrement vous inciter à payer sa licence complète avec une pub occupant bien un tiers de l’affichage. Les mécanismes de défense intégrés à Windows 10 par Microsoft sont pourtant suffisants pour un usage classique de l’appareil.

On a plutôt l’impression ici qu’il s’agit d’une source de rémunération pour Asus, McAfee paye pour cette installation de sa suite, qui semble être héritée du passé, alors que d’autres marques proposent aujourd’hui des machines sans suppléments.

Performances
Notre exemplaire de test intègre un processeur Intel Core i7-8565U épaulé par 8 Go de RAM et 256 Go de stockage. Avec une telle configuration, l’appareil s’adresse avant tout aux professionnels qui ont besoin d’un outil de travail en mobilité. Les performances de la machine seront suffisantes pour de l’édition de documents, des retouches photo légères. Elle montrera ses limites pour faire tourner des jeux 3D ou pour de l’édition lourde (montage vidéo, ou édition d’image avec beaucoup de calques).

C’est ce que confirment les résultats du test Cinebench, qui calcule le rendu d’une scène en utilisant le 3D. La machine obtient un score de 532 points, ce qui la place sous le Dell XPS 13 (2018).

Une autonomie idéale pour le travail
La machine est équipée d’une batterie 3 cellules de 50Wh. On rappelle que Windows 10 est particulièrement sensible au nombre d’applications lancées, puisque le multitâche est complet (contrairement à un système mobile qui limite les applications en arrière-plan). Avec mon usage professionnel (beaucoup d’onglets Chrome ouverts, de la rédaction et un flux YouTube en fond), je n’ai eu aucun mal à tenir 8 heures et 45 minutes, soit une journée complète à la rédaction. Comptez un peu plus de 9 heures en lecture vidéo.

Comme dit concernant la connectique, il faut obligatoirement passer par le port d’alimentation propriétaire pour charger la machine, ce qui signifie qu’il ne faudra jamais oublier son chargeur et l’avoir toujours avec soi. Aujourd’hui, des fabricants comme Dell ou Apple proposent une recharge par USB Type-C, c’est pratique quand on peut emprunter le chargeur d’un collègue, ou emporter en voyage un seul et unique chargeur pour tous ses appareils. Avec le chargeur 45W fourni, il faut 3 heures pour charger complètement la machine.


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